Signaux plus positifs de l'économie chinoise

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Signaux plus positifs de l'économie chinoise

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01 avril 2019
La Chine s'efforce de lutter contre le ralentissement de la croissance.

Le week-end dernier, les premiers chiffres macroéconomiques importants de cette semaine ont déjà été publiés : les "Chinese Manufacturing PMI" (confiance des directeurs d’achats), calculés tant par le bureau national des statistiques officiel NBS que par le groupe privé Caixin. Les indices ont dépassé juste les 50, à nouveau dans la zone de croissance donc. La confiance dans le secteur des services a également augmenté, avec un PMI du NBS, qui est passé de 54,3 à 54,8. Ne seraient-ce pas les premiers signaux que le ralentissement de la croissance chinoise est derrière nous ?

La Chine s’efforce en tout cas de lutter contre le ralentissement de la croissance. C’est ainsi que les décideurs politiques ont abaissé les obligations de réserve pour les banques, de sorte que celles-ci disposent d’une plus grande marge de manœuvre pour octroyer des crédits et que le taux d’intérêt interbancaire (c’est-à-dire le taux auquel les banques s’octroient mutuellement des prêts) est deux pour cent inférieur au niveau de l’an passé.

Si nous recevons prochainement des signaux plus positifs de l’économie chinoise, ce sera également une bonne nouvelle pour l’Europe. Par sa nature relativement ouverte, notre économie est sensible à ce qui se passe dans le restant du monde.
Par ailleurs, surveillez surtout le macro-agenda américain cette semaine. Notons également la publication en début de mois le traditionnel rapport sur le marché de l’emploi, mais les indices ISM tant pour l’industrie que pour le secteur des services donnent en outre une idée de la confiance des entreprises américaines. Il convient également de guetter si les nouveaux chiffres relatifs aux ventes du commerce de détail se rétablissent après les mois moyens qu’ont été décembre et janvier.

Plus d’emplois, mais le marché du travail perd de son élan

Les États-Unis ne sont pas non plus une île au milieu de l’océan économique. La Chine, l’Europe et le Japon sont confrontés à un ralentissement de la croissance depuis la moitié de 2018. La baisse des impôts promulguée par Trump en a largement protégé les États-Unis l’an dernier, mais les tendances internationales risquent encore de faire sentir leurs effets au final.

Le mois dernier, le rapport sur le marché du travail a illustré cette tendance. En février, 20 000 nouveaux emplois seulement ont été créés. Le temps froid y a de nouveau joué un rôle, par exemple dans le secteur des loisirs et du tourisme, mails ce n'est pas la seule raison. Dans l’industrie aussi, la création d’emploi s’est pour ainsi dire arrêtée, conformément également à l’effritement des indicateurs de confiance de l’industrie tels que l’ISM ou le Markit PMI. Les deux scores restent toutefois encore largement dans la zone de croissance, contrairement à leurs homologues européens par exemple.

Pour le nouveau rapport sur le marché du travail publié ce vendredi, nous nous attendons à nouveau à un meilleur chiffre, mais l’époque où parfois plus de 300 000 emplois étaient créés chaque mois semble tout de même bel et bien révolue, tout comme la période où le seuil de croissance de 3 % sur base annuelle était atteint.

Courbe des taux inversée à suivre, mais aussi à encadrer

Par là, nous ne voulons pas dire que les États-Unis se dirigent rapidement vers une récession, une possibilité néanmoins souvent évoquée la semaine dernière après avoir constaté que la courbe des taux d’intérêt s’inversait.

Une courbe des taux inversée signifie que le taux d’intérêt à long terme (rendement d’un emprunt d’État à 10 ans) est inférieur au taux à court terme (rendement d’un emprunt d’État à 2 ans ou d’une obligation publique à 3 mois). Dans le passé, une courbe des taux inversée précédait pour ainsi dire toujours une récession. Est-ce le cas à présent également ?
Il est toujours dangereux de déclarer que « cette fois-ci, c’est différent ». Cela signifie souvent en effet que l’on ne veut pas regarder la réalité en face. Il convient donc de suivre l’éventuel signal d’avertissement du marché obligataire, mais il faut tout de même apporter certaines nuances.
Ainsi, une courbe des taux inversée précède en effet souvent une récession, mais seulement quand cette « inversion » persiste depuis quelque temps, un trimestre environ. Il conviendra donc d'observer, avant de tirer des conclusions extrêmes ou hâtives.

En outre, la Réserve  fédérale (fed) est toujours un important acteur sur le marché obligataire américain. Qui plus est, à partir de septembre, la fed sera de nouveau acheteuse nette d’emprunts d’État. La question est donc de savoir dans quelle mesure, ce que l’on appelle les signaux du marché obligataire sont générés de manière « libre ». Les cours des obligations et donc les niveaux des taux d’intérêt sont toujours quelque peu « artificiels », en raison de la grande activité de la banque centrale.
Quoi qu’il en soit, la prévision d’une croissance américaine en 2019 inférieure d’un pour cent environ à l’année précédente est réaliste. Mais attendons les données économiques concrètes provenant de différentes sources avant de virer au pessimisme en raison de mouvements à court terme sur les marchés obligataires.

 


Principales publications macroéconomiques

Du 1er avril 5 avril inclus

Jour de publication

Région/pays

Publication de

Période

Consensus

Lundi

Zone euro

Inflation IPC sur 12 mois

Mar

1,5%

           


Inflation IPC sous-jacente sur 12 mois

Mar

0,9%

 

Etats-Unis

Ventes du commerce de détail sur 1 mois

Fév

0,3%

           


ISM manufacturier

Mar

54,5%

Mardi

Zone euro

Chômage

Fév

             7,8%


Etats-Unis

Commandes de biens durables sur 1 mois

Fév

           -1,1%
Mercredi Zone euro

Ventes du commerce de détail dur 12 mois

Fév

            2,0%

 

Etats-Unis

ISM Non-manufacturier

Mar

            58,7

 

Chine

Indice PMI des services Caixin

Mar

            52,3
Vendredi

Etats-Unis

Création d'emplois

Mar

           170K

 

Salaires horaires sur 12 mois       Mar             3,4%

 

Chômage 

Mar

            3,8%