Les conclusions du G20 restent positives pour les investisseurs

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Les conclusions du G20 restent positives pour les investisseurs

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01 juillet 2019
Ces promesses deviendront-elles réalité ?

Temps de lecture estimé : 3 min

Le G20 au Japon est terminé. Trump et Xi se sont raccommodés ; du moins, les négociations relatives à un accord commercial ont repris. Les États-Unis n’instaureront pas non plus de nouveaux tarifs douaniers pour l’instant. Le fait qu’en outre, aucune date pour l’aboutissement de ces nouvelles négociations n’ait été fixée donne un peu de répit. 

Autre résultat du G20 : la Russie et l’Arabie saoudite se montrent désireuses de prolonger l’accord de l’OPEC visant à limiter la production de pétrole. Et en marge du G20, l’Union européenne et les pays membres du Mercosur (une union douanière entre le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay) ont finalement annoncé qu’ils avaient conclu un accord commercial, à l’issue de vingt ans de négociations.

Pour les investisseurs, le bilan de ce G20 est positif. Le fait que notamment aucun résultat concret n’ait encore été enregistré entre la Chine et les États-Unis, ou qu’il subsiste de grandes divergences d’opinions concernant le climat, ne préoccupera peut-être pas les investisseurs à court terme. Après les déclarations politiques ronflantes, il faudra pourtant bien joindre le geste à la parole à un moment ou à un autre. Le rythme de la croissance économique mondiale doit s’accélérer.

L’industrie américaine toujours sous pression ?

À ce propos, les principaux chiffres macroéconomiques des États-Unis seront publiés cette semaine, à commencer par l’ISM manufacturier aujourd’hui.

Au cours des mois d’avril et de mai, ce baromètre, qui mesure la confiance des entreprises industrielles, a été mis sous pression. Le ralentissement de la croissance mondiale se fait donc sentir aux États-Unis également. Le dollar fort joue également un rôle, car il entrave les exportations.

Aucun chiffre fort n’est attendu. Ainsi, un certain nombre d’indicateurs de confiance régionaux publiés ces derniers jours étaient faibles. Par conséquent, il n’est pas du tout exclu que l’ISM manufacturier passe sous la barre critique de 50.

Et le secteur des services ?

Le secteur industriel est certes important, mais en même temps, les services représentent plus de
80 % de l’économie américaine. Dans ce sens, l’indice ISM du secteur des services (ISM non manufacturier), qui sera publié mercredi, est au moins aussi pertinent.

Le mois dernier, l’indice ISM non manufacturier s’est encore bien maintenu. Ce segment de l’économie américaine, davantage orienté vers le marché intérieur, profite notamment de la propension des consommateurs à dépenser, laquelle s’appuie elle-même sur le marché du travail solide.

Nous devrons toutefois regarder ce 2 juillet si le solide score des services peut être maintenu. Ainsi, le PMI Services Markit, un baromètre de confiance similaire, annonce l’approche de turbulences. En outre, les chiffres relatifs au marché du travail les plus récents suggèrent que le climat commence à se détériorer. Fin de cette semaine, nous saurons combien d’emplois nouveaux ont été créés en juin. Une nouvelle déception comme le mois dernier serait malvenue en l’espèce. 

Tout cela ne signifie pas qu’une récession se prépare dans l’immédiat aux États-Unis, mais les tensions commerciales, l’épuisement de l’effet de la baisse des impôts et les augmentations de taux d’intérêt par la Fed ces dernières années ne sont pas sans affecter la dynamique de la croissance.

À l’exception du mauvais mois de mai, les investisseurs en actions n’ont pas vraiment tenu compte des signaux plus conservateurs de l’économie américaine, satisfaits qu’ils étaient de la politique monétaire plus souple promise par la Fed (et par la BCE également). La question est de savoir s’il en restera ainsi. Recevoir, pour une fois, quelques chiffres conjoncturels meilleurs que prévu ne peut pas faire de mail. Répétons-le : les déclarations à l’issue du G20 doivent déboucher à terme sur des résultats concrets.

Compte tenu de l’« ampleur » du dossier (il s’agit essentiellement du futur ordre mondial technologique et géostratégique), le processus sera laborieux, à moins que le négociateur autoproclamé Trump se satisfasse d’un accord plus superficiel dans l’optique des élections de 2020. La problématique économique pourrait de ce fait passer temporairement à l’arrière-plan.

La zone euro s’appuie sur le consommateur

Dans la zone euro, enfin, nous attendons jeudi les ventes du commerce de détail pour le mois de mai. Ces derniers mois, l’économie européenne s’est en grande partie appuyée sur le consommateur. Tant qu’aucun ralentissement de la croissance mondiale n’est en vue, nous devons continuer à compter sur ce consommateur pour les prochains mois également. Cela n’ira toutefois pas de soi, vu l’effritement de la confiance de celui-ci.

 



Principales publications macro-économiques

Du 1 juillet au 5 juillet inclus

Jour de publication

Région/pays

Publication de

Période

Consensus

Lundi

Zone euro

Croissance du credit sur 12 mois

   Mai         3,4%     
    Chômage    Mai         7,6%
  Etats-Unis ISM Manufacturier    Juin         51,0
Mercredi Etats-Unis ISM non manufacturier    Juin         56,0
    Commandes d'usine sur 12 mois    Mai         -0,5%
   Chine Indice PI services Caixin    Juin         53,0
 Jeudi  Zone euro Ventes de commerce de détail sur 12 mois    Mai         1,6%
 Vendredi  Etats-Unis Création d'emplois    Juin         158K
    Chômage    Juin         3,6%
    Salaires horaires sur 12 mois    Juin         3,2%